LE GUIDE DE L'ÊTRE

Libérez-vous des vos blessures de l’âme et de vos fausses croyances

Conte pour une maman qui ne savait comment dire les blessures de sa propre enfance

Conte pour une maman qui ne savait comment dire les blessures de sa propre enfance attouchements

En témoignant de notre propre histoire, non dans la plainte ou la victimisation mais dans l’affirmation de soi, en osant mettre des mots sur notre vécu d’enfant face à nos enfants, nous pouvons nous opposer aux répétitions aveugles des maux.

Il était une fois une maman qui avait vécu des choses très difficiles, violentes et douloureuses quand elle était petite. Elle ne savait comment en parler à sa propre fille. Elle avait le désir de dire, de partager et en même temps elle se sentait paralysée par la peur de déstabiliser, d’inquiéter sa fille.

Et cela lui paraissait d’autant plus difficile que son enfant arrivait à l’âge où elle-même avait vécu ces événements qu’elle ne pouvait oublier et que sa souffrance se réveillait chaque fois qu’elle regardait sa fille revenir le soir de l’école ou toutes les fois où elle devait s’absenter.

Elle décida un matin de commencer l’échange par un grand câlin plein de tendresse avec sa petite qu’elle adorait, avant de lui dire :

- Quand j’étais toute petite, mon papa a eu avec moi, sur mon corps, des gestes qu’un papa n’a pas le droit de faire sur sa petite fille. Des gestes qui sont interdits, qu’aucun papa au monde n’a le droit de faire sur son enfant.

- C’est quoi, maman, ces gestes qu’un papa ne doit pas faire à sa fille ?

- J’ai bien pensé que tu poserais la question, car tu es vive comme un rayon de soleil. Aussi je t’ai apporté la poupée que j’avais quand j’étais petite et je vais te montrer sur elle les gestes qu’aucun homme ou papa ne doit faire sur une petite fille. D’ailleurs, peut-être que tu as toi-même une idée de ce qu’il ne faut pas faire sur le corps d’une petite fille ? Tu peux si tu le veux me montrer sur cette poupée quelle partie du corps ne doit pas être touchée.

- Mais alors, maman, cela veut dire que les papas ne doivent plus faire la toilette de leur fille, qu’ils ne doivent pas se baigner tout nus avec elle, qu’ils ne doivent plus faire des câlins ? Moi j’aime bien pourtant les câlins de mon papa !

- Un papa et une maman peuvent faire tout plein de câlins à leur fille et à leur garçon. Un câlin, c’est un geste de tendresse quand on prend son enfant tout contre soi, qu’on lui murmure à l’oreille des choses gentilles, quand on lui caresse la tête, le dos ou le ventre s’il a mal, mais il y a un endroit du corps, que nous pouvons montrer sur la poupée, où on ne doit pas faire de câlin à un enfant. Pour la toilette, tu as raison, quand on est tout petit bébé, un papa, une maman bien sûr font la toilette de leur enfant. Mais je crois que les parents qui aiment vraiment leur enfant doivent surtout lui apprendre, dès qu’il en est capable, de faire sa toilette lui- même ! Je crois qu’un vrai papa, un papa qui aime sa fille, doit accepter qu’elle puisse faire sa toilette intime toute seule. Une petite fille a le droit, elle, de toucher son corps à tous ces endroits que nous pouvons montrer sur la poupée…

- Mais toi, maman, quand tu étais petite, alors tu as laissé faire ces gestes par ton papa ?

- Oui, c’est vrai et je le regrette aujourd’hui. Mais quand j’étais petite je ne savais pas que ces gestes étaient interdits. Personne ne m’avait avertie. Ton arrière-grand-mère Louison dont tu as vu la photo, la maman de ma maman, ne lui en avait jamais parlé, et ma maman à moi, ta grand-mère, ne savait pas non plus, c’est pour ça que moi-même, je ne savais rien. C’est pour ça aussi que, maintenant que je sais, je peux t’en parler. Il y a des gestes que les parents peuvent faire et d’autres qui sont interdits, qu’aucun papa ou maman au monde ne peuvent faire sur leurs petits, dans aucun pays de la terre ! Peut-être que toi tu apprendras aussi à ta poupée à se laver toute seule, je crois qu’elle sera contente que tu la considères comme une grande.

- Oh, maman, tu sais bien qu’une poupée ne peut se laver toute seule, c’est moi qui dois la laver, c’est seulement pour jouer.

- Oui, et c’est comme ça que tu apprends aussi les bons gestes.

- Mon nounours, lui, je préfère pas le laver parce qu’il reste mouillé trop longtemps.

- Tu sais, j’ai beaucoup hésité avant de te parler, car je ne voulais pas t’inquiéter, mais j’ai pensé que c’était important, car si ma maman avait su, je suis sûre qu’elle m’en aurait parlé, et je crois que je n’aurais pas vécu mon enfance avec autant de souffrance et de peine.

- Est-ce que je pourrai dire tout ça à papa ?

- Si tu le souhaites, on pourra en parler tous les trois ensemble et je sais qu’il sera d’accord…

Je ne sais comment se poursuivra le dialogue entre la mère et la fille, ce que je sais, c’est qu’il est important de dire, de partager, surtout quand un enfant arrive à l’âge où, à nous adultes, il est arrivé quelque chose de difficile, de douloureux ou de violent. Mettre des mots évite souvent d’avoir à se violenter soi-même avec des maux.

Source : Contes à aimer – Contes à s’aimer de Jacques Salomé

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